Paris Expo, Porte de Versailles, France
Animations 2005
Une etude a l'occasion de Jardin & Paysage 2005 : Les communes et la gestion raisonnées des espaces verts

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» Une mauvaise herbe vaut mieux qu'un bon désherbant ?
» Des choix qui réconcilient l'économique et l'écologique
» Un "laisser-aller" souvent mal perçu
» Comment mieux évaluer l'acceptabilité sociale et humaine de ces projets ?
» Un véritable outil d'aide à la décision
» Une étude de cas pratique

Une mauvaise herbe vaut mieux qu'un bon désherbant ?

Pourquoi tous les espaces verts d'une commune devraient-ils être gérés et entretenus de la même manière ? Est-ce qu'un parc périurbain, un square ou un jardin d'ornement doivent tous faire l'objet du même niveau d'attention et d'entretien ? De plus en plus de villes comme Rennes, Meylan ou Nantes ont fait le choix de changer leurs pratiques et de gérer de manière différenciée leurs espaces verts. Elles ne prennent plus seulement en compte la finalité esthétique ou paysagère pour introduire dans leurs réflexions des critères d'ordre économique ou écologiques.

Dans le cadre de plans de gestion raisonnée les gestionnaires qui choisissent cette approche privilégient généralement pour certains de leurs espaces des modes d'entretien plus "naturels" et extensifs : ils évitent ainsi d'y pratiquer des interventions horticoles lourdes (désherbants, engrais, arrosage, etc.), ils y réduisent la fréquence de tonte des pelouses, y favorisent le développement d'espèces végétales qui cohabitent durablement en harmonie dans leur milieu, etc.


Des choix qui réconcilient l'économique et l'écologique

La principale raison évoquée par les gestionnaires qui mettent en place une gestion différenciée de leurs espaces verts est d'ordre économique elle permet notamment de réduire les coûts de personnel. En général, elles expliquent également leurs choix d'un mode d'entretien plus naturel par des valeurs écologiques. Il s'agit de diminuer la pollution des sols par les produits phytosanitaires, de réduire la consommation d'eau et même de favoriser la diversité biologique des espèces en ville.

Un plan de gestion raisonnée des espaces verts nécessite souvent une importante réorganisation du fonctionnement des équipes espaces verts mais aussi un changement culturel dans la manière de considérer le développement urbain. Même si ces évolutions ne sont pas simples à mettre en ¿uvre, elles offrent une réelle opportunité de réconcilier des intérêts économiques et écologiques.


Un "laisser-aller" souvent mal perçu

Cependant, modifier les méthodes d'entretien d'un espace vert entraîne rapidement un changement de son aspect qui est souvent mal perçu par les riverains et les usagers.

Rapidement, ils accusent les gestionnaires de négligence dès que l'herbe monte ou que les feuilles mortes ne sont plus ramassées. Même les personnels chargés de l'entretien vivent ces changements dans leurs pratiques comme des atteintes à leur conscience professionnelle.

Lorsque les gestionnaires sont confrontés à ces questions d'acceptabilité de leurs politiques de gestion raisonnée, ils cherchent en général à palier ces inconvénients d'image par des opérations d'information et de communication auprès de tous les publics concernés.


Comment mieux évaluer l'acceptabilité sociale et humaine de ces projets ?

Pour que ces nouvelles politiques de gestion des espaces verts soient réellement efficaces et durables, nous considérons qu'il est nécessaire d'intégrer dès l'amont des décisions la dimension sociale et humaine au même titre que les dimensions économiques ou écologiques.

Pour cela Tremplin a mis au point une méthodologie d'étude de l'acceptabilité des projets de gestion des espaces verts par enquête auprès des différents publics concernés (riverains, usagers, personnels d'entretien). Elle vise à :
· mesurer les différentes facettes de la satisfaction des publics par rapport aux modes d'entretien actuels des espaces verts de la commune,
· tester des projets et anticiper les réactions à des changements de méthodes d'entretien qui modifient l'aspect visuel des espaces verts.

Ce type d'étude permet d'analyser les réactions des publics aux changements envisagés et donc de prendre des décisions en connaissance de cause sur des critères d'acceptabilité autant que sur des critères économiques, écologiques ou paysagers.


Un véritable outil d'aide à la décision

Nous croyons qu'en intégrant la dimension sociale et humaine en amont des réflexions, nous pouvons réellement :
· accompagner les décideurs pour faire des choix et des arbitrages sur la politique de gestion raisonnée des espaces verts,
· anticiper et préparer des démarches de communication plus efficaces car adaptées aux enjeux d'acceptabilité mesurés sur le terrain.

Nous proposons donc à ces décideurs un véritable outil d'aide à la décision qui traite le problème dans sa globalité en s'appuyant sur des critères paysagers, économiques, écologiques et d'acceptabilité sociale.


Une étude de cas pratique

Lors du salon Jardin et Paysage 2005, Tremplin présentera cet outil d'aide à la décision en l'appliquant à un cas concret d'une commune qui souhaite améliorer la gestion de ses espaces verts sans négliger la dimension humaine et sociale de ce projet. Elle a choisi d'intégrer cette démarche dans une politique opérationnelle de développement durable.


Contact :
Emile HOOGE
Consultant
NOVA
1438 route du Puy d'Or
69 760 Limonest
04 78 47 51 11
hooge@tremplin.fr